lundi 31 octobre 2011
Et le temps passe en faisant son oeuvre...
J'avance, dans mon travail, dans mes peurs, dans mes envies...Les choses se décantent gentiment, mais surement.
Coté boulot d'abord : Ma période d'essai est terminée, la suite validée haut la main. Le Boss est très satisfait de ma façon de travailler, les premiers résultats sont très encourageants... je peux donc envisager plus sereinement mon avenir professionnel. Même s'il y a des manquements très important du fait de mon employeur, que leur organisation est plus que déficiente, que la relation d'information est quasi nulle...je fais mon p'tit bonhomme de chemin. Je vais voir mes clients les uns derrières les autres, je communique avec eux le plus possible avec le peu d'informations que j'ai. C'est quand même étrange pour une commerciale de ne pas savoir où en est le statut des commandes clients, de la facturation, ne pas savoir où en sont les nouveautés en production...c'est déstabilisant mais je n'ai pas le choix, je fais avec...ou plutôt sans !
Coté santé : humm, là c'est plus que discutable. Je pense que je somatise un max mes angoisses, mes interrogations et mon stress. En un mois j'ai cumulé la bronchite, l'otite, la sinusite, le début de cystite, et l’entérite... sans oublier 2 semaines plus tard une infection dentaire comme je n'en ai jamais eu de ma vie. Je n'ai jamais eu autant d’antibiotiques et de traitements divers en si peu de temps. Mon corps est épuisé. Je me soigne ! si si, je me prends en mains, je fais attention à mon alimentation, une cure de vitamines et minéraux et mon dentiste est devenu mon meilleurs pote !
Coté contraception : C'est simple, je n'en ai plus. J'ai arrêté la pilule il y a deux mois. je n'en pouvais plus des effets secondaires. Etre chiante au quotidien, irritable, ne plus avoir de libido, prendre du poids rien qu'en regardant une pâtisserie et faire de la rétention d'eau +++.... ce n'est pas vivable. Comme Zhom est plutôt du genre "handicapé de la capote", nous avons trouvé des compromis plutôt satisfaisants pour nous deux. Somme toute, ces deux derniers mois nous ont permis de retrouver une certaine complicité sexuelle qui nous manquait du fait de ma baisse de libido. Là, j'ai dis stop, on ne joue plus en extérieur ;-) si p'tit bout s'installe, il sera le bienvenue. L'Homme a dit : "On ne va pas se pourrir la vie et s’empêcher d'avoir un enfant à cause d'un boulot."
Je suis tout a fait ok sur le principe, avec un bémol toutefois : ce n'est pas le boulot en lui même qui peut, dans mon cas, nous pourrir la vie, mais ce qui en découle : l'organisation nécessaire à la vie avec un bébé ET une activité professionnelle qui demande pas mal de déplacements. Et encore, je ne parle pas de son activité pro à lui et des 3 Nains qui sont avec nous 1 semaine sur 2. Ça c'est chaud et ça risque d'être assez folklorique....
Du coté de mes 3 nains : Heureusement, ils vont bien, un p'tit nez qui coule par ci, un autre nain qui tousse par là...mais rien de bien méchant. L'école/le collège se passent bien, les résultats sont à la hauteur de la confiance que nous leur témoignons donc ça roule.
Eux, veulent une petite sœur (ou un petit frère suivant la force du vent), mais un bébé à la maison c'est leur leitmotiv. Même mon fiston cadet s'y met aussi ! Je ne leur ai pas parlé des fausses couches, je ne voulais pas les inquiéter et leur transmettre mes angoisses. Tout comme je ne leur parle pas non plus dans les détails de nos envies de bébés, de nos projets dans ce sens. Cela fait partie de notre vie d'adulte, de notre intimité...je pense qu'ils sauront bien assez tôt à quoi s'en tenir le jour où nous leur annoncerons la venue prochaine du bébé. En attendant, c'est notre jardin secret.
Du coté du Zhom... je ne sais pas trop, en fait, ce qu'il peut penser. Il ne se plains jamais, râle rarement, il est plutôt attentionné, drôle et gentil...même s'il n'exprime pas ce qu'il sent, ressent ou souhaite. Je ne devrais pas me plaindre, je sais...je ne me plains donc pas, mais j'aimerais juste parfois qu'il me dise où il souhaite aller, ce qu'il souhaite faire, comment il vit certaines choses, certains évènements de nos vies. Il vit au jour le jour, sans se projeter plus loin qu'à demain. Parfois je l'envie de se poser si peut de questions...
mercredi 3 août 2011
Qu'est ce donc ?
Mes résultats de prise de sang sont...excellent. Je devrais surement m'en réjouir, physiquement oui, je suis en très bonne santé. Chouette... Mais moralement, pffiouu c'est vachement difficile. Je suis montée sur ma balance hier, et elle, elle est beaucoup moins sympas que les résultats de prise de sang, plus 8 kg en 2 mois....et comme par hasard, ça correspond à la reprise de la pilule (à savoir que j'ai eu un stérilet durant 5 ans avant que nous tentions d'avoir un bébé)
Trop de choses me pourrissent la tête, j'ai du mal à faire la part des choses. J'ai beau mettre ces choses "à plat", je ne trouve pas de solutions, je ne trouve pas le repos de l'esprit et la tranquillité de l'âme. Et pour ne rien arranger, je suis à fleur de peau, les nerfs à vif et des que je vois un bébé, je pleure, des que j'y pense, j'ai les larmes aux yeux, des qu'une situation est émotionnellement un peu tangente, je suis obligée de m'en détourner sous peine d’effondrement émotionnel.... Je ne suis pas comme cela pourtant d'habitude, parait que je suis quelqu'un de solide, de fort, que pas grand chose ne touche....et bien là, je crois être carrément limite.
Je mets à plat ici ? je n'ai pas grand chose à perdre...
Je reviens plusieurs mois en arrière, fin 2010, Mr l'Ex demande la garde des enfants à son domicile alors qu'il savais que nous étions en recherche de maison pour justement mettre une garde partagée en place, coup en douce, tribunal en janvier... période émotionnellement très tendue. Heureusement que nous devions signer l'achat de la maison chez le notaire un mois plus tard, la juge a été top et m'a accordé la garde partagée à partir de mars afin de nous laisser le temps de nous installer.
Début février 2011, on signe chez le notaire et je me découvre déjà enceinte, un peu plus voite que prévu mais c'est une grande joie... de courte durée, je fais une fausse couche le 15 février. Nous déménageons 2 semaines plus tard, dans les travaux...la maison est un chantier durant plusieurs semaines, ce n'est pas grave, les chambres des enfants sont faites, il y a possibilité de se laver et de cuisiner un minimum...tout va bien...
1er mars...de but en blanc, j'apprends que je suis licenciée ! Nous sommes 3 employées, toutes les 3 à la porte parce que la société se fait racheter par une plus grosse et délocalisée. Pour le coup, je me suis retrouvée au 36eme dessous. si il y a bien une chose à laquelle je ne m'attendais pas c'est bien ça. Licenciement économique, c'est au moins cela...mais cela remet tous nos projets d'agrandissement de la maison et de notre famille en cause. Le seul mot que j'ai à la bouche durant des semaines c'est Dégoutée.
Et puis un autre bébé s'installe...et je fais de nouveau une fausse couche précoce. 7 semaines de grossesse....on en restera là pour le moment, physiquement je suis épuisée et moralement... ben, imaginez si vous pouvez :-( Nous décidons de faire une pause, je reprends la pilule, d'autant qu'un nouveau job se profile pour moi, le genre de job pour lequel je bosse depuis 10 ans, le genre de job que j'ai envie de faire depuis des années, qui demande de la disponibilité et de la mobilité....avec un bébé, c'est impossible, commerciale exclusive sur un secteur correspondant à la moitié de la France...y a pas de possibilité pour balader un bébé.
Alors, voilà c'est posé. Je veux un bébé de mon Homme, il en veut un aussi, il attendra, mais pas des masses non plus, et il sait aussi que mon horloge biologique tourne plus vite que la sienne...J'ai encore 2 mois de période d'essai... mon planning de rendez vous commence à se remplir doucement, mais surement... Mon employeur ne donnera pas de suite à mon contrat si je suis enceinte et si une grossesse intervient dans les prochains mois, je sais d'avance qu'il n’hésitera pas à me licencier. Alors vous direz qu'il y a des lois qui protègent les femmes enceintes, mais bon, oui ok, sauf que je suis parfaitement consciente qu'une grosse partie de mon travail consiste à aller voir des clients qui sont parfois à plus de 5h de route et qu'avec un bébé c'est mission impossible à moins de le confier à droite et à gauche...chose impensable pour moi.
Vous comprenez le dilemme à présent ? Tout cela me ronge, ma capacité d’encaissement en a pris un sacré coup et je suis épuisée moralement, et je n'ai pas de solution miracle...
dimanche 31 juillet 2011
Lassitude...
Je me sens fatiguée, tout le temps. Et je ne sais pas pourquoi. Cette fatigue me pèse. Pèse sur mon quotidien, mes activités et mes envies. Je fais, parce qu'il faut faire, les gestes du quotidien, nécessaires à la vie d'une famille, d'une femme active, d'une compagne. Mais la plupart du temps ces gestes me pèsent vraiment et me coûtent. J'ai envie de dormir, souvent, j'ai des migraines chroniques et depuis quelques temps des sinusites récurrentes, à se demander si ce ne sont pas des rhinites allergiques. Le temps est tellement étrange ces dernières semaines. J'ai un traitement, homéopathique contre la lourdeur des jambes, de l'aérius contre les allergies ORL, et une prise de sang que je n'ai toujours pas eu le temps de faire depuis 2 semaines d'autant plus que je dois aller la faire à jeun.
Mais comment peut on être tout le temps fatigué comme cela ? est ce que la fatigue fait partie de la dépression ? j'en ai entendu parler, mais comment le savoir ? comment vaincre cette fatigue, en faire fie et retrouver cette énergie qui me manque temps depuis plusieurs mois ?
J'ai l'impression de ressentir les mêmes sensations qu'avant la séparation d'avec mon ex. Une certaine langueur permanente, la "non envie" de faire quoique ce soit, de voir qui que ce soit...durant des mois, peut être même des années j'ai ressenti toutes ces sensations négatives. La séparation m'a mis plus qu'une claque. j'ai vécu une sorte de traumatisme qui a complétement anéantis ma vie durant un certain temps... ne pas sombrer a été mon leitmotive, ma raison de vivre, pour mes enfants...
Depuis 7 mois, presque 8, j'ai à nouveau la sensation de devoir survivre envers et contre toutes les choses et les évènements qui nous pourrissent la vie. c'est un peu comme si, à force d'avoir tendu la corde trop fort et trop souvent, elle commence par s’effilocher jusqu'à, un jour, peut être (ou pas ?) casser...
lundi 11 juillet 2011
Pour Lui, pour Eux...
Pour Lui, je relève la tête, pour Eux, je regarde devant moi.
Devant leurs Amours, je n'ai pas le droit de baisser les yeux et et encore moins les bras.
Alors je prends soin de moi, de mon morale, je m'occupe de mon corps et de mon cœur meurtrie. Mes petites étoiles ne verront jamais le jour, mais elles resteront toujours présentes en moi, dans un coin de ma tête et de mon cœur. Plus que jamais , je suis persuadée que si certains évènements douloureux arrivent, c'est qu'il y a une raison très précise, même si on ne le sais pas sur le moment. Un jour, on la connait...
Après 3 mois de vacances forcées, je commence un nouveau job. Intense, prenant, motivant, potentiellement passionnant, à moi de faire mes preuves...encore....Quoique...Je connais ce monde, ce marché dans lequel j'évolue depuis 10 ans tant personnellement que professionnellement. Y a plus qu'à...
vendredi 3 juin 2011
Insidieusement...
Doucement, surement, insidieusement, je la sens monter en moi...quel nom lui donner exactement ? J'avoue que je ne sais pas trop. L'angoisse ? La peur ? La lassitude ? La dépression ?
Je connais les 3 premières ... qui ne les connait pas me direz vous ? Mais cette dernière n'est elle pas une compilation justement ? Je connais plein de personnes autour de moi, des proches, des amis, de la famille même, qui sont passés un jour par la dépression.... J'ai toujours essayé de comprendre, d'être présente dans la mesure de mes capacités, mais je me suis toujours sentie tellement limitée, tellement à coté de la plaque, car même si "on est là", je reste persuadée que l'on ne peut pas comprendre un état, une maladie ou un ressenti si soi même on ne l'a pas vécu un jour. Bien sur ce n'est pas pour autant que j'ai souhaité une seule fois dans ma vie connaitre personnellement la dépression...mais je pense que plus d'une fois je m'en suis approchée, très intimement...
La "dépression".... c'est vraiment un mot qui m'effraie. Synonyme de faiblesse d'esprit, de corps, de manque de volonté, de laissé allé, de pleurs intempestifs, voir même de crises d'hystérie...J'ai passé tellement d'années à me convaincre que ça ne m'arriverais jamais, que je ne devais pas lâcher prise, que je devais "être forte"...combien de fois ai-je entendu : "Mais toi tu ne sais pas ce que c'est tu ne peux pas comprendre, tu es forte, tu es blindée..." Non, en effet je ne pouvais pas comprendre, je ne cherchais pas non plus d'ailleurs, trop effrayée peut être par ce que je trouverais derrière cette potentielle compréhension.
Un homme, un jour, m'a dit : "Je parts, je te quitte, je quitte notre vie car je ne peux plus la supporter. Si tu n'étais pas aussi forte, je ne pourrais pas te laisser vivre ta vie, tu n'as pas besoin de moi, tu t'en sortiras."
Oui, je m'en suis toujours sortie...j'ai connu des abandons à la pelle depuis 35 ans... des déceptions, des tristesses, des peurs, des angoisses, des drames, des séparations, des pertes irrémédiables... mais je m'en suis toujours sortie n'est ce pas ? J'ai toujours relevé la tête, regardé devant moi, avancé envers et contre tout (envers et contre tous ?)
Mais là, je me sens lasse, vidée d'énergie et d'envie....
lundi 23 mai 2011
Petite Etoile...
... ne deviendra pas grande...Elle a rejoint la précédente....Veillez l'une sur l'autre mes petites pousses.
J'ai du mal à comprendre. Peut être parce qu'il n'y a rien à comprendre, mais je n'y peux pas grande chose, j'ai besoin de connaitre le pourquoi du comment. Le gynéco a dit : "Il n'y a pas eu d'évolution depuis la semaine dernière, la poche comme la vésicule n'ont pas grossit du tout" et après 10 bonnes minutes de recherche, il n'a pas trouvé le rythme cardiaque. Je ne me suis pas effondrée, je n'ai pas hurlé ma douleur, juste quelques larmes silencieuses ont coulé sur mes joues. Je m'en doutais, je le savais, je l'avais senti sans vouloir le croire vraiment... l'espoir fait vivre.
Une fois la confirmation passée, vient l'interrogation. Qu'ai je fait pour mériter cela ? quelles sont mes fautes ? Est ce vraiment "la faute à pas de chance ?"
J'ai déjà eu 3 enfants, et je n'ai jamais connu cela auparavant. Presque 7 ans ont passé depuis la naissance de mon dernier bébé. Est ce que 7 années peuvent à ce point changer ma capacité à enfanter ? Des questions, encore des questions qui restent de toute façon sans réponses...
lundi 16 mai 2011
Restez Zen Madame !
C'est un début de grossesse bien angoissant. Un début de grossesse qui porte déjà (ou encore ?) la tristesse de la perte d'une précédente petite graine moins de 3 mois auparavant.
Je ne me sentais pas enceinte... j'ai ressenti mon ovulation, douloureusement comme tous les mois, et puis rien. Rien pour moi c'est, pas de tensions dans les seins, pas de tiraillements dans le bas ventre, pas de nausées, de dégouts et encore moins de vomissements. Et puis le doute c'est installé quand je n'ai pas vu mes règles arriver. Mon corps est plutôt du genre constant, régulier ....1 jour, 2 jours, 3 jours de retard... le doute et l'espérance sont de plus en plus fort, je décide donc de faire un test-pipi....et je reste dubitative devant le résultat de celui-ci. Il est tellement pâle ce petit trait...J'ai besoin de certitude. J'ai l'impression depuis ces derniers mois de ne plus connaitre mon corps ni de reconnaitre les signes qu'il m'envoie. Je m'en remet donc à la prise de sang du laboratoire qui s'avère positive, me donnant un petit taux de 134....nous sommes le 23 avril.
Il y a la joie, il y a l'incrédulité, il y a cette lueur si particulière qui s'allume dans les yeux de mon compagnon...il y a les nausées qui font leur apparition, le dégoût de certains aliments, de certaines odeurs, la tension dans les seins, les tiraillements légers du bas ventre, la fatigue, l'envie de dormir...J'accueille ces symptômes presque avec plaisir. Je suis en terrain connu.
Le 5 mai je vais voir mon gynécologue, besoin d'être rassurée par manque de confiance en moi, en mon corps...Il me propose une échographie, que j'accepte. Il y a bien une petite graine.... mais si petite que le médecin me demande de lui redonner "mes dates". Ça semble vraiment petit. Il faut attendre. En plus il y a une seconde poche, sûrement - peut être - un hématome, c'est de la même taille que la poche de la petite graine, ça ne la touche pas, mais ce n'est pas loin non plus. Il faut attendre...rendez vous la semaine prochaine...
Merci docteur, je vais pouvoir m'angoisser encore plus...
Ce n'est rien, le stress est une habitude ces derniers mois, je gère, tant bien que mal, de toute façon je dois faire avec...
Et il y a le 12 mai, le sang, ce rouge si intense qui coule le long de mes jambes, aussi vite que les larmes coulent sur mon visage. Je n'attends pas, je file à l'hôpital, les urgences gynécologiques m'accueillent avec toute la froideur et le détachement dont je n'ai pas besoin. 1h d'attente avant de rencontrer la gynécologue de garde, c'est la même que j'ai vu il y a 3 mois, presque jour pour jour... Elle est gentille, douce, emphatique, elle me propose de suite une échographie et on le voit ! Il est "encore" là. Cette petite graine s'accroche. Je la vois chercher un son, un rythme sans le trouver. Presque affirmativement je lui dis qu'il n'y a pas de rythme cardiaque...elle me contredit, on ne l'entend pas encore car la grossesse est vraiment très jeune, mais elle le voit, elle me le montre, il bat ce petit cœur. Je veux y croire... mais j'ai peur, encore. Les saignements, pourquoi ? c'est sûrement l'hématome, cette autre poche, un tout petit peu plus petite que celle de la petite graine. Voilà, je peux rentrer chez moi, me reposer, prendre sur spasfon en cas de douleurs, et encore me reposer...
Je passe une après midi comateuse, j'ai des douleurs assez fortes dans la bas ventre, des contractions qui ne laissent pas repos. Les saignements sont faibles, comme ceux d'une fin de règles...et puis en début de soirée il y a un "truc" différent. c'est compact et sanglant. Les larmes, les sanglots me prennent à la gorge et je m'écroule dans les bras de mon compagnon. Je suis persuadée que c'est fini... une fois encore.
Le lendemain, vendredi, nous avons rendez chez mon gynécologue, en arrivant je lui dit ce qui c'est passé depuis une semaine, que je n'ai plus d'espoir. Il me prend furtivement le bras, le sert un peu et me dit "on va regarder". Serait il humain ? Et il y a une nouvelle échographie, et il y a cette petite graine, encore, que découvre pour la première fois mon compagnon. Il y a son regard incrédule, il y a son sourire, le mien, nos regards qui se croisent et l'espoir, encore, qui renaît. Son petit cœur qui bat, sa petite poche qui a doublé de volume en une semaine. Elle est "normale" cette grossesse... les saignements ? bah oui, ça saigne un peu, il n'y a rien sur la poche de la petite graine, c'est sûrement l'hématome d'à coté.
"Restez zen madame, reposez vous, on se revoit la semaine prochaine..."
Hum, oui, ok... en attendant, je fais quoi ? je stress, un peu, parfois plus quand les pertes sont différentes, plus compactes ou plus douloureuses... et j'attends...
dimanche 2 janvier 2011
Encore et toujours...
La vie apporte son lot d'amours, d'amitiès, de joies, de tristesses, de petits et grands bonheurs.... Je n'ai pas arrêté de vivre, juste de m'exposer autant qu'à une époque. Je me suis dis qu'en vivant cachée, je vivrais plus heureuse... Par certains cotés, c'est en effet le cas, par d'autres, j'ai besoin de ce petit monde où je peux écrire, écrire tout ce que je ressens, sans être jugée ni faire peur à ceux qui m'aiment et être lue par des inconnus... ou pas.
En une année, tellement de choses se sont passées...Zhom et moi avons trouvé et acheté une maison, plus proche de l'école des enfants afin de pouvoir mettre en place une résidence alternée avec mon Ex. Des travaux, des épreuves, de la fatigue, mon licenciement économique, quelques mois de chômage, un nouveau job, des avantages, des inconvéniants, du bonheur mais aussi beaucoup de tristesse...
Aloïs
mercredi 6 janvier 2010
Le temps passe
Encore et toujours ... Le mot "pause" n'existe pas dans le vocabulaire temporel, on avait oublié de me le spécifier peut être...5 mois déjà et tant de choses ont enfin bougé. On signe dans quelques jours la vente définitive de la maison... cette fichue maison que j'ai presque fini par détester tant elle semble symboliser les pires années de ma vie. J'y aurai vu un rêve se réaliser, et nos vies partir en éclats. De grands bonheurs et des cauchemars en pagaille. Je devrais encore positiver et me dire que "ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort", mais... j'ai du mal. Pourtant...et pourtant c'est aussi dans cette maison que ZhomChéri et moi avons passé notre première nuit ensemble, c'est là que notre histoire à commencé. Histoire qui n'en était pas une à l'origine.
Cela fait une semaine que je vis chez lui. Il prend soin de moi, il s'accommode de toutes les situations burlesques que je lui impose. Il est là, présent, à me consoler, à me prendre dans ses bras quand les larmes sont plus forte que ma volonté de les retenir.
Une semaine que je ne peux pas embrasser mes enfants quand ils se couchent, que je ne peux pas aller poser une main caressante sur leurs jeunes fronts avant d'aller me coucher. Je savais que ce serait dur, mais de le vivre.. c'est plus que ça. c'est un déchirement, une plaie à vif sur laquelle on verse du gros sel tous les jours.
Sacrifice du jour présent, pour un renouveau avec eux... reculer pour mieux avancer...
n'empêche que ça fait mal...
Aloïs
jeudi 13 août 2009
encore des pourquois ...
Je me demande souvent, ce qui pousse une femme à choisir un homme plutôt qu'un autre alors qu'elle sait pertinemment que celui ci n'est pas forcément celui qui lui convient vraiment. Une situation sociale ? un compte en banque bien garnit ? des relations potentiellement intéressantes ? C'est certains, c'est arguments doivent jouer dans la balance. Mais quand on les place au second plan car ce n'est pas ce que l'on recherche... que reste il ? la gentillesse, la confiance, la tendresse ? est ce suffisant pour mener une barque déjà bien remplie sur la route de l'accomplissement personnel ?
Tu l'auras compris Toikimeli, que je suis de nouveau dans une phase de doutes. En fait je me demande si j'arrive à m'en débarrasser à un moment donné de ces fichus doutes... Ils doivent faire partie de moi...douter en permanence. De moi même, de l'autre. de ma capacité à rendre qq un heureux, à avoir le droit d'être aimée et d'aimer...
Je me demande souvent pourquoi il est avec moi ? qu'est ce que je peux bien lui apporter ? Franchement !?
J'ai 7 ans de plus que lui, 3 enfants, un passé derrière moi déjà bien rempli. Des fins de mois dans le rouge, une famille éclatée aux 4 coins de la France...L'amour me direz vous ne s'explique pas... ok...alors pourquoi est il incapable de me dire spontanément qu'il m'aime ??
Aloïs
